Sommaire
Ce qu’il faut retenir en 2026
- Le CBD vendu librement (huiles, fleurs, gélules, infusions, cosmétiques) n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.
- Le cannabis à usage médical a fait l’objet d’une expérimentation nationale aujourd’hui achevée, suivie d’une phase transitoire jusqu’au 31 mars 2026.
- Aucun médicament à base de cannabis n’est encore intégré au droit commun ni remboursé de manière pérenne.
- Certaines mutuelles peuvent proposer une prise en charge indirecte et non médicale, via des forfaits bien-être, mais cela reste marginal.
Le remboursement des produits qui contiennent du cannabidiol suscite un intérêt croissant en France. En 2026, la situation est encadrée par une distinction claire entre le CBD en vente libre et le cannabis à usage médical, deux catégories qui ne relèvent pas du même cadre juridique ni du même niveau de prise en charge.
Cet article propose un point complet et à jour sur :
- la position de la Sécurité sociale,
- l’état de la réglementation sur le cannabis thérapeutique,
- les mutuelles qui remboursent des produits à base de cannabidiol.
Le CBD en vente libre est-il remboursé par la Sécurité sociale ?
Non, en 2026, les produits à base de CBD commercialisés hors circuit médical ne sont pas reconnus comme des médicaments par les autorités sanitaires françaises. À ce titre, ils ne peuvent donner lieu à aucun remboursement par l’Assurance maladie. Cela concerne les huiles, les fleurs, les résines, les gélules, les compléments alimentaires, les cosmétiques, etc. Ils ne disposent ni d’autorisation de mise sur le marché en tant que médicament, ni d’indication thérapeutique reconnue.
Existe-t-il un remboursement du CBD dans un cadre médical ?
Informations mises à jour en janvier 2026.
Pas directement. On distingue le CBD bien-être du cannabis à usage médical, qui peut contenir du CBD, du THC, ou une combinaison des deux, dans des formes strictement encadrées. La loi n°n°2023-1250 de financement de la Sécurité sociale pour 2024 a mis fin à cette expérimentation au 31 décembre 2024, tout en instaurant une phase transitoire jusqu’au 31 mars 2026 pour éviter une rupture de traitement pour les patients déjà inclus. Aucun nouveau patient ne peut intégrer ce dispositif.
La prescription médicale de cannabidiol est-elle possible ?
Uniquement dans un cadre transitoire très restreint :
- seules les personnes déjà incluses dans l’expérimentation avant sa clôture peuvent continuer à recevoir un traitement,
- les prescriptions sont strictement encadrées,
- aucun accès de droit commun n’existe encore.
Il n’est pas possible d’obtenir une prescription médicale de CBD ou de cannabis thérapeutique en dehors de ce cadre.

Quels sont les médicaments autorisés dans le cadre de cette étude ?
Les formes autorisées de médicaments à base de cannabis comprennent les inhalations par vaporisation de fleurs séchées et les formes orales comme les huiles ou les comprimés contenant du THC ou du CBD. Les médicaments utilisés dans le cadre de cette expérimentation sont remboursés à 100% par l’Assurance maladie.
Ces traitements visent à soulager des symptômes spécifiques tels que les douleurs neuropathiques réfractaires, certaines épilepsies résistantes, les effets secondaires de traitements oncologiques, ou des symptômes liés à la sclérose en plaques et d’autres pathologies du système nerveux central. Dans ce contexte, l’accord du médecin est nécessaire pour la prescription et le renouvellement des ordonnances, qui sont valides pour un maximum de 28 jours.
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Le cannabis médical sera-t-il remboursé à l’avenir ?
C’est une possibilité, mais rien n’est encore acté. En cas d’autorisation à la mise sur le marché, le montant du remboursement des médicaments utilisés dans le cadre de l’expérimentation sera fixé par arrêté.
L’intégration éventuelle du cannabis à usage médical dans le droit commun dépend :
- de l’avis de la Haute Autorité de Santé,
- de la publication de textes réglementaires définitifs,
- et de décisions gouvernementales sur les modalités de prescription, de dispensation et de remboursement.
Quelles sont les mutuelles qui remboursent le CBD en 2026 ?
Informations mises à jour en janvier 2026.
Ces mutuelles ne sont pas affiliées à Greenowl. Elles mentionnent explicitement la prise en charge du CBD dans certains forfaits spécifiques. Les conditions d’application et les montants de ces forfaits peuvent être amenés à évoluer avec le temps. Le remboursement du CBD est une pratique récente qui reste loin d’être démocratisée chez les mutuelles. Il est à ce jour difficile de trouver des exemples de mutuelles françaises prenant en charge ce type de produit.
Nostrum Vita
Nostrum Vita propose, selon les formules, des forfaits “produits bien-être” qui prennent en charge charge des dépenses non remboursées par l’Assurance maladie, dans la limite de 175 € par an. Sont notamment éligibles, selon les conditions contractuelles :
- les médicaments et produits de bien-être, prescrits ou non, non pris en charge par la Sécurité sociale ;
- certains produits à base de CBD (tels que huiles et gélules), ainsi que des produits détox ;
- les dispositifs de contraception féminine et masculine (anneaux, patchs, etc.) ;
- les protections menstruelles réutilisables, comme les culottes menstruelles ;
- les médicaments homéopathiques ;
- les huiles essentielles ;
- les compléments alimentaires et probiotiques ;
- certains vaccins non remboursés ;
- les produits destinés au sevrage tabagique.
La liste précise des dépenses et les modalités de remboursement dépendent du contrat souscrit et peuvent évoluer.
Mutest (mutuelle santé mutualiste en Alsace-Moselle)
Avec sa couverture Global 100% Santé, Mutest inclut un forfait annuel “Bien-être” qui propose de rembourser de 50€ à 250€ par an (en fonction des forfaits) pour des huiles et des gélules de CBD.
Existe-t-il des restrictions sur les types de produits CBD remboursables par les mutuelles ?
Oui, la principale restriction légale réside dans la concentration légale de THC dans la plante de CBD utilisée pour le produit. En France, cette concentration doit être inférieure à 0,3% de THC. Ce n’est d’ailleurs pas seulement une question de remboursement, toute consommation est également interdite au-delà de ce taux.
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