Le CBD peut-il améliorer le quotidien avec une spondylarthrite ankylosante ?

spondylarthrite ankylosante

À retenir 

  • Le CBD ne traite pas la spondylarthrite, mais peut aider sur la douleur, le sommeil et le stress. 
  • Ses effets varient et ne remplacent pas les traitements de fond. 
  • Plusieurs formats existent selon le besoin : huiles, gélules, infusions, baumes. 
  • Des précautions s’imposent en cas de grossesse, de traitements en cours ou de troubles hépatiques. 

 

Qu’est-ce que la spondylarthrite ankylosante ? 

La spondylarthrite ankylosante (SA) est une maladie inflammatoire chronique qui touche surtout la colonne vertébrale et les articulations du bassin. Elle provoque des douleurs persistantes, une raideur marquée au réveil et, à long terme, peut réduire la mobilité si elle n’est pas prise en charge. L’inflammation débute souvent au niveau des enthèses, là où les tendons et ligaments s’attachent à l’os, avant de remonter progressivement le long du rachis.  

La maladie apparaît généralement chez de jeunes adultes, plus souvent chez les hommes, et évolue par poussées. Le gène HLA-B27 est fréquemment présent chez les patients, sans pour autant être la cause unique de la maladie. [1] 

 

Différence avec la polyarthrite rhumatoïde 

Les deux maladies sont inflammatoires, mais très différentes : 

Spondylarthrite ankylosante  Polyarthrite rhumatoïde 
Touche la colonne, bassin, enthèses  Touche surtout les petites articulations (mains, poignets) 
Douleurs nocturnes + raideur matinale  Douleurs articulaires symétriques 
Enthésites fréquentes  Synovite prédominante 
HLA-B27 très présent  Facteurs rhumatoïdes / anti-CCP souvent présents 
Risque d’ankylose vertébrale  Risque de déformation des mains/pieds 

 

Pourquoi le CBD intéresse les personnes atteintes de spondylarthrite ? 

Les douleurs de la spondylarthrite apparaissent souvent la nuit, persistent le matin et sont parfois difficiles à contrôler malgré les traitements classiques. Cette réalité explique l’intérêt porté au CBD, perçu comme une option naturelle qui peut contribuer au confort, notamment lors des périodes inflammatoires.

Le manque de sommeil et la fatigue qui l’accompagne peuvent accentuer les difficultés du quotidien. Le CBD peut être envisagé pour son potentiel à favoriser la détente et améliorer la qualité du sommeil, deux aspects qui contribuent à mieux vivre avec la maladie. 

 

Comment agit le CBD sur l’inflammation et la douleur ? 

Le CBD module le système endocannabinoïde, un ensemble de récepteurs impliqués dans la régulation naturelle de la douleur, de l’inflammation et du stress. Il ne bloque pas ces mécanismes, mais contribue à les rééquilibrer. 

Les récepteurs CB1 sont liés à la perception de la douleur et les récepteurs CB2 à la réponse inflammatoire. Le CBD n’active pas ces récepteurs directement, mais influence leur fonctionnement. Il pourrait réduire la production de certaines molécules inflammatoires, comme les cytokines, la COX ou le TNF-α, ce qui pourrait expliquer ses effets apaisants. 

 

Le CBD ne traite la spondylarthrite ankylosante 

À ce jour, aucune étude ne porte sur l’usage du CBD dans cette patologie. En revanche, plusieurs recherches menées sur des maladies proches comme la polyarthrite rhumatoïde ou d’autres inflammations chroniques montrent qu’il pourrait réduire certains marqueurs inflammatoires ou atténuer la perception de la douleur. [2] [3] [4] 

 

Peut-il aider pendant les poussées inflammatoires ?

Lors d’une poussée, l’inflammation augmente et les douleurs deviennent plus intenses. Le CBD n’est pas un traitement médical de ces épisodes, mais certaines personnes l’utilisent comme complément pour : 

  • atténuer la sensation douloureuse, 
  • favoriser la détente musculaire, 
  • réduire l’hyperréactivité inflammatoire (via son action sur le système endocannabinoïde). 

Cela peut rendre la poussée un peu moins difficile à vivre, sans remplacer les anti-inflammatoires ou les traitements de fond prescrits par le rhumatologue.
 

Peut-il améliorer le sommeil des personnes atteintes de cette maladie ? 

Les réveils nocturnes liés à la douleur sont fréquents dans la spondylarthrite et nuisent à la qualité du sommeil. Le CBD peut aider à réduire la perception douloureuse pendant la nuit, ce qui limite les interruptions du repos. Son effet apaisant peut faciliter l’endormissement et favoriser un sommeil plus profond. Il ne s’agit pas d’un somnifère, mais d’un soutien qui peut améliorer la qualité du repos lorsque la douleur perturbe les nuits. 

 

Peut-il contribuer à diminuer l’anxiété liée à la maladie ?

La spondylarthrite peut s’accompagner de stress, d’anxiété ou d’une vigilance accrue face à la douleur. Grâce à son action sur certains récepteurs de la sérotonine, le CBD peut aider à réduire la tension nerveuse et à mieux gérer ces états. Il peut aider à s’apaiser et soutenir l’équilibre émotionnel pendant les périodes où la douleur est plus présente.  

 

Le CBD peut-il prévenir l’ankylose ? 

Il n’empêche pas la progression de la spondylarthrite ni la fusion progressive des vertèbres. Seuls les traitements de fond prescrits par un spécialiste peuvent agir sur l’évolution structurelle de la maladie, notamment les anti-TNF ou les anti-IL-17.  

 

Quel produit choisir pour les douleurs inflammatoires ? 

Produit  Avantages  Pour quels besoins ?  Début des effets 
Huile  Dosage précis, absorption rapide  Douleurs, inflammation, gestion du stress, sommeil  15–30 minutes 
Gélule  Pratique, goût neutre, effet stable et long  Douleurs persistantes, anxiété, raideur   1–2 heures 
Fleur  Action très rapide  Pic de douleur, soulagement pontuel  Quelques minutes 
Infusion  Format doux et relaxant  Détente du soir, préparation au sommeil  30–60 minutes 
Baumes / crèmes  Application locale  Zones ciblées : le dos, le bassin, les taons  5–20 minutes 

 

Les possibles effets secondaires 

Même si le CBD est généralement bien toléré, tout le monde ne réagit pas de la même manière. Certaines personnes peuvent ressentir quelques effets légers, surtout au début ou avec des doses élevées. Parmi ceux rapportés le plus souvent, on retrouve : 

  • un peu de somnolence, 
  • la bouche sèche, 
  • une légère baisse de tension, 
  • parfois quelques troubles digestifs, 
  • et des interactions possibles avec certains médicaments. 

 

Dans quels cas ne faut-il pas en consommer ? 

Par précaution, il vaut mieux éviter d’en consommer en cas de grossesse ou d’allaitement, lors d’un traitement par anti-coagulants ou en présence de troubles hépatiques connus.
 

Quand consulter ?  

Un avis médical est recommandé lorsqu’un traitement anti-inflammatoire ou immunomodulateur est déjà en cours, ou si une dose élevée de CBD est envisagée. Cela permet de vérifier l’absence d’interactions et d’adapter l’usage en toute sécurité. 

 

Sources  

[1] https://rmdopen.bmj.com/content/9/3/e003102 

[2] https://www.nature.com/articles/s41419-020-02892-1 

[3] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9400326/ 

[4] https://www.mdpi.com/1424-8247/17/11/1438